Temps de réponse et référencement

Comment le temps de réponse de votre site internet impacte son référencement, et que faire pour y remédier…?

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Contrainte de poids de page, contrainte d’expérience utilisateur, taux de conversion vers l’achat final et référencement naturel #SEO, tout porte à croire que résoudre toutes ces équations en un temps record est mission impossible.

En effet, savez-vous qu’en 5 ans en moyenne le poids des pages internet a été multiplié par trois ? (statistiques httparchive.org).

Or en 13 ans la capacité de concentration d’un être humain est passée de 12 secondes en 2000 à 8 secondes en 2013 (selon une étude Microsoft Canada).

Moralité : si votre site internet s’affiche en 5 secondes il vous reste 3 secondes pour convaincre vos internautes… après ils vous quittent et ne reviendront plus jamais pour 80 % d’entre eux.

Telle est la dure réalité du monde internet.

Une étude de @SemRush de 2018 relate que sur 150 000 sites internet passés à la moulinette 82 % d’entre eux présentaient des problèmes affectant significativement leur performance.

Et vous où en êtes-vous de la performance ?

Performance = Vitesse de chargement des pages

La plupart du temps la performance d’un site internet se mesure à la vitesse de chargement de ses pages.

Par vitesse de chargement on entend donc le temps nécessaire pour qu’un visiteur, qu’il soit humain ou pas, puisse voir une page complète.

Souvenez-vous de l’effet à ce niveau de l’apparition de Google il y a presque 20 ans face aux portails Yahoo et Altavista… une révolution en terme de rapidité et d’efficacité.

Ce même Google qui depuis 2010 prend officiellement en compte ce critère de vitesse de chargement dans son algorithme de classement des réponses.

Plus récemment encore, la mise à jour de Google Phantom 5 prenait en considération l’expérience utilisateur dont le temps de chargement et la qualité des contenus font partie.

L’impact en terme de référencement est donc bien réel.

Que se passe t-il lorsque votre site internet met du temps à se charger ?

Chef de projet se questionnantPour un robot c’est simple, il vous alloue un temps d’exploration, son crawl, au bout de ce temps il s’en va. Moins il mettra de temps à charger vos pages plus il en indexera… c’est logique.

Plus votre site est indexé plus il a de chance d’être visible et référencé sur un grand nombre de contenus, de mots clés…

Plus il est long à répondre plus l’expérience utilisateur #UX est jugée négative.

Cerise sur le gâteau, depuis juillet 2018, pour Google, la vitesse de chargement des pages sur mobile est aussi devenu un critère officiel pour le classement des résultats de recherche pour smartphone (speed update), le trafic internet via mobile représentera en effet 54% du total en 2019.

Il convient donc d’être encore plus efficace sur ces supports.

Et pour un humain alors ?

Ah oui, revenons à nos moutons…

47 % des internautes souhaitent un temps de chargement inférieur à 2 secondes.

67 % d’entre eux déclarent abandonner leur panier d’achat à cause de la lenteur du site.

Une petite seconde de chargement en trop impacte jusqu’à 7 % de leur processus d’achat final.

Amazon et Walmart ont pu ainsi constater une hausse de 1 % de leur chiffre d’affaires pour chaque 100ms gagné sur le temps de chargement de leurs pages… mais attention, l’inverse peut aussi être vrai.

Enfin, l’expérience utilisateur va influencer le taux de rebond et par voie de conséquence jouer sur la position du site dans les résultats des moteurs de recherche.

Comment améliorer le temps de chargement des pages ?

C’est une partition qui se joue à 4 mains entre le développeur et l’hébergeur.

Le développeur a la connaissance du projet.

Le développeur sait quelles pages sont stratégiques ou pas dans son site web, accueil, présentation des offres, les fiches des produits etc…c’est sur celles là qu’il doit se concentrer en premier lieu.

En s’aidant d’outils intégrés au CMS ou externes, il pourra auditer plus facilement ses pages et agir sur les éléments posant problème (PageSpeedInsight, GTMetrix, WebPageTest, Dareboost… il en existe beaucoup hors consoles développeur des navigateurs).

On sait que la grande majorité des sites sont lents notamment à cause du poids des images.

Mais outre le travail visant à compresser les images le développeur va devoir travailler sur de nombreux paramètres.

Utiliser avec parcimonie le JavaScript peut être un objectif.

Il faudra qu’il réduise aussi le nombre de résolutions DNS, c’est à dire veiller à mettre sur le même serveur l’ensemble des fichiers ou ne pas être excessif en redirection.

Il tachera également de compresser ses feuilles de style et fichiers JavaScript.

Il devra aussi vérifier les problèmes liés aux API externes appelées, détecter les soucis liés aux extensions ou modules ralentissant son projet.

Il veillera à la mise à jour de son #CMS et de ses composants pour améliorer leur performance, leur sécurité, et choisira préférentiellement des thèmes plus performants que modulaires (les configurations sont certes parfois variées et alléchantes mais elles alourdissent souvent le projet).

Si le développeur a la main sur certains outils de cache fichiers, il pourra les utiliser.

Bref la gestion de l’applicatif sera de son ressort.

Et l’hébergeur internet dans tout cela ?

Loin d’être le chef d’orchestre, il doit accompagner son client en lui proposant en premier lieu un hébergement internet de qualité, adapté à son projet, à sa fréquentation, le juste ce qu’il faut quand il faut.

Il doit trouver l’alchimie parfaite entre ressources allouées (CPU, bande passante, mémoire) et trafic, nombre de connexions simultanées etc.

Mais pas seulement… cette alchimie doit être évolutive, on parlera alors de scalabilité afin de maintenir les performances du site dans le temps.

L’hébergeur va également agir sur la configuration de l’environnement de l’application, jusqu’à trouver le bon équilibre, toujours en relation avec le développeur qui validera les mesures mises en œuvre.

L’hébergeur peut mettre en place un système de cache pour améliorer les performances.

Pour gérer ce cache il utilisera un reverse proxy qui répondra aux requêtes les plus fréquentes, en conservant dans une mémoire vive les données.

Le logiciel Varnish par exemple permet en complément de cette fonctionnalité native, une meilleure répartition de charge, ce que l’on nomme le load balancing.

Pour les sites internet à fort trafic, passager ou permanent, l’hébergeur va mettre en œuvre des tests de montée en charge basés sur des scénarios utilisateur.

Il existe de nombreux outils permettant de simuler des montées en charge.

On va accéder aux pages désirées de l’application (parcours) et rejouer ensuite ces sessions en modifiant certains paramètres, le nombre d’utilisateurs simultanés par exemple.

Des rapports sont ensuite édités, comprenant des statistiques et des graphiques.

Graph test de montée en charge site internet

Finalement l’hébergeur va préconiser certaines mesures au développeur qui arbitrera en fonction des objectifs qu’il vise et des contraintes de son projet.

Pour améliorer les temps de chargement des pages d’un site internet, développeur et hébergeur doivent donc travailler de concert, chacun dans son périmètre et sa compétence, avec toujours comme objectifs de favoriser l’expérience utilisateur et améliorer la performance globale du projet.

 
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