Tout d’abord en éco-concevant son infrastructure et en en diminuant ses consommations électriques.
Pour OVEA il y a un devoir de transparence vis à vis de ses clients.
Ce projet entre bien dans le cadre de son engagement pour l’environnement formalisé par sa labellisation EnVol.
Bien qu’acteurs du numérique, sensibiliser les publics aux impacts environnementaux des services numériques fait partie de notre démarche.
Pour les DSI (Directeurs des services informatiques) il s’agit de les aider à mieux piloter leurs infrastructures.
Obtenir cette information leur permet d’évaluer une partie des émissions GES d’une activité numérique.
Ils peuvent ainsi mieux comprendre leur usage du cloud, l’analyser, le suivre dans le temps, communiquer, et surtout en réduire les émissions de carbone.
Cette donnée CO2 sera donc utilisée comme un indicateur supplémentaire d’aide à la décision.
Pour les dirigeants, c’est aussi un élément complémentaire leur permettant d’affiner au plus juste le bilan carbone global de l’entreprise.
Ce sera utilisable également pour mesurer l’efficacité des décisions prises en matière environnementale et notamment la réduction continue des impacts.
L’équivalent CO2 d’une émission de gaz à effet de serre (GES) est compréhensible par tout le monde et vu comme le principal indicateur lié au réchauffement climatique.
En agissant sur les usages internes aux organisations il serait possible de diminuer leur consommation d’énergie de l’ordre de 25%.
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Enfin et surtout l’équivalent mensuel gramme de CO2 par Kwh proposé par EDF selon la méthode ACV.
Selon les mois il fluctue et se situe entre 19 et 31g équivalent CO2/KWh.
Dans ce projet notre unité fonctionnelle pourrait être résumée ainsi « utiliser une VM de configuration x pendant 1 mois »
1 responsable d’infrastructure Sébastien
1 développeur d’application Alain
1 coordinateur de projet Pierre
Celle-ci est passée par plusieurs étapes :
La formule de calcul suivante a été retenue pour chaque VM étudiée :
NB KWh consommé par la part de vCPU utilisée + NB KWh consommé par la part de stockage + NB de KWh consommé par la part de sauvegarde + NB KWh consommé par la quote part de réseau (bande passante utilisée + switch + routeur + firewall)Une analyse de cohérence des résultats sur un échantillon test a été effectuée afin de valider définitivement les formules de calculs.
Enfin, une réflexion autour de la présentation pédagogique des résultats a permis de dégager des équivalences vulgarisées au CO2 : déplacement en voiture, consommation d’un réfrigérateur.
La base de données va s’enrichir mensuellement de toutes ces informations, ce qui permettra d’informer les clients sur leur consommation et de produire également des statistiques à plus grande échelle pour de la prévision, de l’anticipation et du pilotage d’infrastructure.

Un serveur internet reste allumé 24h/24 et 365 jours par an !
On ne l’éteint donc jamais.
La vCPU : la plus grosse consommatrice d’électricité dans une VM.
Nous constatons que la vCPU occupe la plus grande part de la consommation électrique des VM entre 60 et 65% du total.
Vient ensuite la part d’énergie consommée par le Datacenter lui même, via notament ses systèmes de refroidissement, de traitement de l’air, les onduleurs…entre 30 et 33 % du total.
Puis le stockage pour en moyenne environ 1,5 % du total.
Nous notons que pour des projets nécessitant énormément d’espace de stockage (plusieurs To) cette part peut proportionnellement très vite augmenter.
L’électricité liée à la sauvegarde compte pour peu dans l’ensemble. (< à 1%).
La part réseau est actuellement consolidée dans la valeur globale affectée aux vCPU.
Ajuster la VM aux besoins reste la meilleure façon de réduire l’électricité consommée et donc son impact carbone.
L’extinction et le redémarrage sans problèmes des VM non utilisées peut aussi être un levier si les applications et les usages évidemment le permettent.
Ces données devraient permettre d’améliorer de façon continue les infrastructures de nos clients.
Elles constituent des outils de suivi.
Pour les DSI ce sont des informations utilisables pour leurs bilans carbone. Ils pourront en déduire également des tendances pour l’avenir, donc anticiper leurs besoins, effectuer des projections.
Elles peuvent également servir de base de calcul dans le cadre d’un avant projet.
Pour OVEA, en tant qu’opérateur, cette étude nous a permis d’obtenir des informations complémentaires sur notre infrastructure dans sa globalité.
Par exemple, nous avons pu déterminer plus précisément la part d’électricité consacrée à la sécurité de nos systèmes.
Consolider mensuellement ces informations nous permet à présent d’effectuer des projections.
Cela confirme également notre approche « juste ce qu’il faut quand il faut » afin de limiter l’utilisation de nouvelles ressources.