Chaque français émet chaque année en moyenne 9,9 tonnes d’équivalent CO2. Un salarié génère entre 2 et 4 tonnes d’équivalent CO2 dans le cadre de son activité professionnelle.
Les impacts du numérique ne sont plus à démontrer puisque l’on estime qu’ils représentent dans le monde déjà près de 4% des émissions de Gaz à Effet de Serre.
Le changement climatique devient le sujet prégnant et l’heure n’est définitivement plus à la réflexion mais à l’action.
OVEA entreprise du numérique depuis longtemps convaincue qu’elle pouvait agir à la réduction de son impact environnemental, s’est emparée du sujet dès 2014 et oriente depuis, sa stratégie vers la prise en compte quotidienne de l’environnement.
Outre la limitation de ses impacts via l’éco-conception de ses services, elle s’appuie également sur un programme de compensation carbone réfléchi et qui a du sens.
Chaque français émet chaque année en moyenne 9,9 tonnes d’équivalent CO2.
Un salarié génère entre 2 et 4 tonnes d’équivalent CO2 dans le cadre de son activité professionnelle.
Les activités humaines sont telles aujourd’hui que la terre ne peut plus absorber naturellement ce surplus de CO2 ou de gaz à effet de serre.
Nous voilà confrontés depuis quelques temps à une problématique d’urgence climatique.
L’accord de Paris adopté juridiquement en 2015 à l’issue de la COP 21 a pour objectif de maintenir « l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels ».
En pratique, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent culminer avant 2025 au plus tard et diminuer de 43% d’ici 2030.
A ce jour, parler de neutralité carbone des entreprises, d’impact zéro n’a pas de sens et relève plus de l’imposture intellectuelle que d’une quelconque réalité.
Au mieux peut-on parler de compensation dans certains cas et encore il conviendrait de regarder à la loupe comment celle-ci s’opère.
Depuis les travaux notamment de The Shift Project en 2018 (« Pour une sobriété numérique » – Octobre 2018 – ) plusieurs études françaises sont venues détailler les impacts du numérique sur l’environnement.
OVEA, convaincue qu’elle pouvait agir à la réduction de son impact environnemental, s’est emparée du sujet dès 2014, en faisant produire une Analyse de Cycle de Vie Multicritères (ACV) de ses services, démarche qualifiée d’avant-garde à l’époque.
Compenser doit donc venir après la réduction de ses impacts qui constitue le principal levier d’action.
La compensation n’aura aussi du sens que si elle est raisonnée, efficace et si elle s’inscrit dans une démarche plus globale mêlant préservation de la biodiversité et aspects sociaux ou sociétaux.
Elle s’applique essentiellement au CO2, mais peut s’appliquer également aux émissions d’autres gaz à effet de serre (GES). »

Il s’agit donc d’aller au-delà de la réduction des impacts et tenter de contribuer positivement.
La compensation peut être donc vue comme l’aboutissement de sa démarche environnementale, la continuité logique, mais elle ne doit pas se substituer aux autres actions, que sont la mesure et la réduction de ses impacts.
Compenser ce n’est pas réduire ses impacts.
On peut donc compenser à hauteur des émissions de CO2 que l’on relâche dans l’atmosphère en finançant par exemple un projet environnemental.
L’association de l’agroforesterie française nous propose cette définition.
« L’agroforesterie consiste à réintégrer l’arbre et la haie dans et autour des parcelles agricoles. Un des nombreux bénéfices de cette pratique est la captation du carbone par l’augmentation de la végétation. »
Les objectifs multiples de l’agroforesterie :
* En soutenant l’agroforesterie on lutte directement contre le changement climatique.
* L’agroforesterie permet de séquestrer ou stocker durablement le carbone dans les arbres et dans les sols.
* La plantation d’arbres favorise l’amélioration de la ressource hydrique, augmente la biodiversité et limite l’érosion. Elle offre aussi des ressources supplémentaires pour l’agriculture.
Quand on aborde la question de la limitation des impacts environnementaux deux principales actions se présentent :
La réduction de ses impacts est le principal levier d’action avant d’imaginer compenser.
Pour pouvoir réduire efficacement ses impacts la bonne démarche consiste à mesurer.
Mesurer les activités qui génèrent le plus d’impacts de l’entreprise et agir sur celles-là en premier lieu.
Cela peut concerner par exemple la fabrication ou la production d’un bien ou d’un service, les transports, les consommations d’énergie etc.
Vis à vis de ce premier volet OVEA a dès 2014 agit sur la réduction directe ou induite de ses émissions dans le cadre de ses activités.
Elle a en effet basculé son savoir-faire vers l’éco-conception en réalisant une ACV (Analyse de cycle de vie) de ses services et mis en œuvre une série de mesures lui permettant de réduire de près de 40 % ses impacts multicritères et ceux des ses clients, dont le CO2.
En 2022, OVEA a une nouvelle fois réalisé une ACV concernant cette fois-ci ses nouveaux services de téléphonie. Ceci fut fait dans le cadre du projet Negaoctet porté par l’ADEME.
Pour parfaire sa démarche, OVEA labellisée EnVol depuis 2020, met en œuvre annuellement un plan d’actions et d’améliorations visant les domaines des déchets, de l’énergie, des transports, des ressources naturelles et de la sensibilisation.
Dans le prolongement de sa démarche EnVol OVEA a souhaité à partir de 2021 compenser ses impacts CO2 via des projets locaux d’agroforesterie.
Parler de compensation carbone est un terrain glissant tant il est complexe d’apprécier et encore plus de mesurer le réel impact de notre activité, ou celui de planter des arbres.
En contre pied à la reforestation de zones dans lesquelles nous ne maîtriserions pas les réels effets écologiques, économiques et sociaux, nous avons donc choisi de contribuer à des initiatives d’agroforesterie locales en Occitanie, au cœur de notre écosystème.
Nous refusons d’entrer dans la logique de « l’arbre à prix cassé ».
Lutter contre l’uberisation de la plantation d’arbres, comme le soulignait cash investigation, dans son émission sur l’illusion de la compensation carbone via la plantation d’arbres.
La seule plantation d’arbres ne constitue pas une solution puisque les apports d’une forêt s’apprécient sur des dizaines voire des centaines d’années, qu’il s’agisse de biodiversité ou de séquestration du carbone.
La séquestration elle même ne suit pas des courbes régulières puisqu’à tout moment dans la vie du végétal peuvent survenir incendies, maladies, coupes…
Il s’agit également pour nous de rendre l’agriculture plus résiliente au dérèglement climatique.
Préserver et régénérer la biodiversité et les sols.
Maintenir les forêts, limiter la déforestation n’est pas seulement une question de carbone, c’est aussi important pour la gestion des ressources en eau, la stabilisation ou la restauration des sols, la biodiversité et l’alimentation locale des populations.
Il nous paraît donc essentiel de soutenir des agriculteurs engagés localement dans la transition agroforestière ou agroécologique, à l’encontre des pratiques intensives qui impactent négativement les sols et les écosystèmes.
En ce sens, favoriser la transition des cultures vers des modes plus durables est une démarche sociale.
Par ailleurs, le calcul des évitements reste très scientifique et difficile à réaliser.
En tout cas il doit concerner la totalité du projet financé et donc il est sans doute plus honnête de parler de « contribution à » ou « participation à » plutôt que de chercher à donner un chiffre qui n’aurait pas de signification ou encore s’attribuer la paternité d’un projet.
Même si nos investissements ne permettent pas de couvrir la totalité des coûts liés aux différents projets, notre participation rend toutefois possible la réalisation de ceux-là.
Pour nous, compenser de façon raisonnée, c’est aussi entrer de plain-pied et honnêtement dans les objectifs de développement durable définis par l’ONU et notamment l’ODD n°13 – Lutte contre les changements climatiques et l’ODD n°15 – Vie terrestre.
Pour OVEA, c’est avoir l’assurance de la durabilité et de l’efficacité de son engagement dans le temps.
Les arbres sont sélectionnés parmi des variétés locales et sont suivis dans le temps avec des programmes de recherche associés.
S’assurer du bon développement des arbres doit donc faire partie de la démarche.
C’est ainsi qu’OVEA a accompagné dans leur démarche, d’abord Agroof (Financement de journées de recherche), puis Canard des rizières en Camargue (participation à de la plantation, valorisation de leur démarche auprès des clients OVEA ), Le château de Flaugergues à Montpellier (financement et participation à la plantation de près de 540 sujets pour des haies, et désormais les Compagnons de Maguelone (financement de plantation de haies en bordure de parcelles viticoles).


