En matière d’hébergement internet, de Cloud, la notion de haute disponibilité devient un sujet majeur pour les entreprises, les services publics, les collectivités, notamment lorsqu’il s’agit d’hébergement cloud haute disponibilité. Il en va de l’image de marque comme du porte-monnaie. La transformation digitale des organisations se double d’une ubérisation des services dans laquelle la disponibilité d’une application numérique doit être permanente, et où l’hébergement cloud haute disponibilité devient un prérequis. Qui n’a pas un jour acheté son billet de train ou réservé une place de concert à minuit ? Le niveau d’exigence des internautes en terme d’expérience utilisateur est donc monté d’un cran et la pandémie a mis au premier plan un besoin immédiat et constant de connectivité. Dans ce contexte la disponibilité 24/7/365 affichée par les hébergeurs internet, et en particulier par les solutions d’hébergement cloud haute dispo, n’est plus un luxe ou une option mais devient peu à peu un standard. Mais que recouvre chez l’opérateur cette disponibilité et que doit-il réellement mettre en œuvre pour la satisfaire, dans un contexte d’hébergement cloud haute disponibilité ?
Pour les organisations, l’indisponibilité de leurs services numériques est bien un sujet préoccupant et majeur, surtout lorsque l’on a fait le choix d’un hébergement cloud haute disponibilité. Si elle surgit, le préjudice financier peut rapidement s’enflammer et l’image de marque peut être impactée. Plus globalement, la disponibilité des applications entre bien dans le cadre de la transformation digitale des organismes comme indicateur de qualité, et l’hébergement cloud haute disponibilité en est une composante clé. C’est via un accord de niveau de service qui couvre cette question, (SLA pour Service Level Agreement), que le client va s’engager avec le fournisseur d’hébergement cloud. La disponibilité des services ne pouvant être assurée à 100 %, pour les opérateurs il est question d’approcher la règle des 5 neuf soit une disponibilité de 99,999 %… Cela se calcule en général en divisant la durée pendant laquelle le service est opérationnel par la durée totale durant laquelle le client souhaite qu’il le soit. Si vous êtes friand de formules de calcul vous référer à cette page : https://fr.wikipedia.org/wiki/Disponibilit%C3%A9
Assurer la disponibilité des applications, des logiciels métiers ouvre la question des données utiles, (quand on veut où on veut), ou données critiques, indispensables au fonctionnement de l’entreprise ou à son business model. La question préalable est donc de déterminer quelles applications ou quels services ont réellement besoin de disponibilité maximale, et donc potentiellement d’un hébergement cloud haute disponibilité. Cette disponibilité est accompagnée d’un facteur résilience puisque l’infrastructure doit être capable de supporter les pics de fréquentation, les montées en charge, ce qui renvoie directement aux capacités d’un hébergement haute disponibilité.
Enfin, lorsqu’on se place du côté des décideurs et des services informatiques internes, la disponibilité, quand elle est assurée et garantie, c’est de la sérénité en plus et du temps dégagé pour les équipes pour d’autres tâches sans doute moins stressantes, ce qui fait partie des bénéfices attendus d’un hébergement cloud haute disponibilité.
Dit comme ça cela paraît facile…mais attention ce transfert de responsabilité doit s’appuyer sur un contrat et sur une matrice de responsabilités. Le périmètre d’intervention doit être clairement défini…Cette matrice de responsabilités lève les interrogations sur qui fait quoi entre le client et son fournisseur, notamment dans une démarche d’hébergement cloud haute disponibilité. On peut parler aussi de scalabilité sur du plus long terme, lorsqu’au fur et à mesure que le service trouve son succès, il faut pouvoir l’adapter à l’audience, sans perte de niveau de performance, ce que l’on attend d’un hébergement cloud haute disponibilité. La continuité du service est indispensable et les utilisateurs y sont effectivement désormais habitués. Qui conçoit que Uber tombe ? Plus de chauffeur ? plus de repas ? Il en va de la satisfaction des clients. Ils veulent pouvoir circuler, échanger, acheter, vendre sur Vinted et consorts à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il en va aussi de la sacro-sainte expérience utilisateur et du questionnaire de satisfaction l’accompagnant au bout du processus. On parle bien ici d’ubérisation de l’économie, qui s’appuie à la fois sur les nouvelles technologies et la notion de plateforme de mise en relation, et donc sur un hébergement cloud haute disponibilité.
Bien entendu le matériel a son importance nous le verrons plus bas avec l’infrastructure, mais il faut aussi des outils, des accès et du personnel pour satisfaire ce besoin, surtout si l’on vise une haute disponibilité. Des moyens humains aux compétences multiples sont requis. Le personnel de l’assistance client doit être particulièrement bien formé et le personnel moins technique à minima sensibilisé à cette question. Attention toutefois, ce personnel ne sera disponible, en dehors des heures ouvrables, que sous certaines conditions ou options contractées, via l’astreinte notamment, ce qui doit être clarifié dans un contrat d’hébergement cloud haute disponibilité.
Comment l’assurer ? D’abord il faut protéger l’accès physique aux données, en général les Datacenter sont maintenant pourvus de systèmes très disuasifs, ce qui est un socle de l’hébergement cloud haute disponibilité. Il faut aussi restreindre les accès logiques aux systèmes et pouvoir contrecarrer les cyber-attaques. Enfin, la sécurité passe aussi par la sauvegarde et la restauration des données. La multiplication géographique des points de sauvegarde sera toujours un plus, notamment pour garantir une haute disponibilité.
Assurer la haute disponibilité nécessite de la redondance matérielle, ce qui constitue la base d’un hébergement cloud haute disponibilité. Chaque composant de l’infrastructure permettant d’assurer le service est doublé, de sorte qu’un composant puisse prendre le relais d’un autre composant défaillant dans les plus brefs délais. Cette tolérance aux pannes reste fondamentale. Des tests de basculement devront être implémentés en amont de la livraison du service pour garantir cette disponibilité, en particulier dans une offre d’hébergement cloud haute disponibilité. Le matériel doit être fiable, de qualité et performant. Il faut rechercher le maillon le plus faible dans la chaîne afin que tous les équipements puissent répondre à la norme de disponibilité souhaitée. Une infrastructure simplifiée, allégée, permettra de limiter le nombre de points potentiellement défaillants. Des solutions techniques permettront de mettre en place le Failover afin de basculer vers un autre dispositif Cloud en cas de panne et du Cloud Load balancing pour mieux équilibrer et répartir les charges entre les ressources informatiques, ce qui est typique d’un hébergement cloud haute disponibilité. Des données hébergées en France à proximité c’est aussi l’assurance d’une disponibilité physique si le besoin s’en fait sentir à tout moment et notamment dans le cadre de la réversibilité, dans un contexte d’hébergement cloud haute disponibilité.
La supervision proactive repose sur un monitoring en temps réel des applications et des infrastructures.
On détecte les anomalies, on alerte et on corrige rapidement.
La supervision couvre l’ensemble des couches : réseau, virtualisation, stockage, sauvegarde.
Sans mesure, pas d’anticipation.
La métrologie permet d’analyser les tendances, prévoir les besoins futurs et améliorer en continu les performances d’un environnement d’hébergement cloud haute disponibilité.
L’infogérance contribue directement à la disponibilité en assurant :
les mises à jour systèmes
les correctifs de sécurité
le maintien en conditions opérationnelles
Elle garantit l’évolution technique continue des infrastructures.
Véritable enjeu pour les organisations, la disponibilité des applications et des services devient un standard incontournable.
L’hébergement cloud haute disponibilité repose sur un équilibre entre :
des responsabilités clairement définies
une infrastructure redondée et sécurisée
des ressources humaines qualifiées
une supervision proactive
C’est cette combinaison qui permet d’anticiper, sécuriser et garantir un niveau de service optimal.